Les organisations bahreïnies de défense des droits humains ont publié une liste de 33 noms de prisonniers. Elles exigent la divulgation de leur sort et réclament une réponse urgente à la demande des rapporteurs de l’ONU de rendre visite au Bahreïn.

Attaque sanglante à la prison de Jau, à Bahreïn.

Les organisations bahreïnies de défense des droits humains ont publié une liste de 33 noms de prisonniers. Elles exigent la divulgation de leur sort et réclament une réponse urgente à la demande des rapporteurs de l’ONU de rendre visite au Bahreïn.

Après l’attaque sanglante qui a eu lieu cet après-midi à la prison de Jau à Bahreïn, des organisations bahreïnies de défense des droits humains ont publié une liste de 33 noms de prisonniers, exigeant que leur sort soit divulgué et réclamant une réponse urgente à la demande de visite des rapporteurs de l’ONU.

Le prisonnier Saeed Abdul-Imam a été vu dans le quartier d’Abu Saiba, transporté par les forces spéciales vers une destination indéterminée. Selon les rapports, l’attaque brutale a été menée par les officiers Ahmed Al Hammadi et Muhammad Abdul Hamid, et les forces spéciales ont filmé l’attaque en plus des caméras de surveillance déjà présentes dans les quartiers de la prison. Les prisonniers ont été privés de petit-déjeuner en guise de punition.

Trois organisations bahreïnies de défense des droits humains ont reçu des témoignages de prisonniers du bâtiment 12 et du bâtiment 13 de la prison centrale de Jau, où s’est déroulée une attaque lancée par les forces spéciales cet après-midi. Les forces spéciales ont lancé des bombes sonores sur les prisonniers et les ont frappés à l’aide de matraques. Comme elles visaient spécifiquement le visage, des dizaines de prisonniers ont été frappés et laissés en sang, gisant dans le couloir du bâtiment 13. À Abu Subai’, le prisonnier Sa’idAbdul-Imam a été vu porté par les forces spéciales vers une destination inconnue, en dehors du quartier de la prison. Selon les rapports, l’attaque brutale a été menée par les officiers Ahmed Al-Hamadi et Muhammed Abd Al-Hameed. Les forces spéciales ont filmé l’attaque, en plus des caméras de surveillance installées dans les quartiers de la prison. En outre, les prisonniers ont été privés du repas de l’iftar en guise de punition.

Il convient de noter que les prisonniers des bâtiments 12 et 13 ont fait un sit-in il y a deux semaines, après le décès de leur codétenu, Abbas Mal Allah, dû à une négligence médicale et à un manque de soins. En outre, l’administration pénitentiaire a profité de la propagation du COVID-19 dans la prison centrale de Jau pour imposer d’autres restrictions, notamment en empêchant les prisonniers de communiquer avec leurs familles.

Les forces spéciales ont informé les prisonniers en grève dans le bâtiment que leur présence était illégale et qu’elles étaient prêtes à utiliser la force pour faire cesser ces agissements. Après que les prisonniers aient répliqué qu’ils voulaient leurs droits, ils ont été encerclés par les forces spéciales, qui possédaient des menottes. Les prisonniers, dont les mains étaient jointes l’une à l’autre en signe de non-violence et de passivité, ont ensuite été attachés par les chaînes utilisées par les forces spéciales et violentés. Après que l’attaque ait eu lieu – ce qui a profondément choqué et gravement blessé de nombreux prisonniers – 34 détenus ont été transférés vers une destination inconnue.

En conséquence, les organisations de défense des droits humains signataires de la présente déclaration font porter la responsabilité de l’incident et de la sécurité des prisonniers au gouvernement du Bahreïn, et au ministre de l’Intérieur en particulier, et appellent une nouvelle fois le gouvernement à répondre de toute urgence à la demande des rapporteurs des Nations Unies, en particulier le rapporteur spécial des Nations Unies sur la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, de se rendre dans le pays.

Vous trouverez ci-dessous les noms des personnes qui ont été emmenées vers une destination inconnue :

1. Tareq Al-‘Alwani

2. Ali Mehdi

3. Ali Abdullah Al-Zakki

4. Ali Hassan Al-‘Aradi

5. Sayyed Alawi Al-Wada’i

6. Sa’id Abdul-Imam

7. Hassan Al-Shuwaikh

8. Murtadha Khattem

9. Sayyed Ridha Sayyed Ali

10. Hussein Al-Jaziri

11. Hassan Muhammed Ali Al-Zakki

12. Hussein Al-Sari

13. Sayyed Muhammed Majid Al-‘Abbar

14. Sayyed Muhammed Hadi Al-‘Abbar

15. Ahmed Al-Sukkar

16. Muhammed Al-Sukkar

17. Mahmood Hameed

18. ‘Alaa Nassif

19. Sadiq Abu-Alheera

20. Hassan Al-Saffar

21. Muhammed Hussein

22. Hassan Al-Shuwaikh

23. ‘Eissa Mesh’al

24. Jalal Al-Wazeer

25. Sameer Abu-Sakkin

26. Ali Al-Janbi

27. Sa’id Ali Al-‘Attar

28. Muhammed Ridha Lu’lui

29. Sayyid ‘Adnan Sayyid Majed

30. Sayyid Shabber ‘Alawi

31. Hassan Muhammed Hassan

32. Sayyid Ja’afer Sayyid Talebb

33. Tareq Ja’afer Ali

Signataires ;

Bahrain Forum on Human Rights, SALAM for Democracy and Human Rights, and the Gulf Institute for Democracy and Human Rights.

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